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Philosophie,
Style & Littérature
Dans sa Leçon
inaugurale au Collège de France (R. Barthes, Œuvres Complètes,
t. III, Paris, Seuil, 1995, p. 804-805), Barthes, définissait la
littérature en référence à trois “forces” désignées par les
concepts de mathésis, de mimésis et de sémiosis
; et, en vue de caractériser ce qui, de la littérature, relève
d’une mathésis, il soutenait à la fois que “la littérature
prend en charge beaucoup de savoirs” et que “la littérature
travaille dans les interstices de la science”. Ceci revenait à
dire que le rapport de la littérature au savoir, rapport qui tire
peut-être sa solidité d’être diversement et inégalement noué, est
un rapport, non pas frontal, mais biaisé” (Pierre Macherey).
>
dossier
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Philosophie et Musique
"La musique ne se
présente pas comme un phénomène isolé - comme un monde dans un monde.
Elle ne consiste pas en un tout fermé, autonome, soumis à ses seules
lois, comme une approche abstraite essaie de le faire croire. Sans
intériorité, sans lieu propre, la musique se présente, au contraire,
comme une pure extériorité - comme une pure immanence aux choses… Elle
ne se résume pas, non plus, à un ensemble de matériaux techniques
(théorie harmonique ou instrumentarium déterminé). La musique
ne se compose pas que de musique ; elle se compose aussi de matériaux
de pensée. Matériaux de pensée que nous convoquons tous lorsque nous
la composons." (François Coadou) >
dossier
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Ame
"L'âme
c'est ce qui refuse le corps. Par exemple, ce qui refuse de fuir quand
le corps tremble, ce qui refuse de frapper quand le corps s'irrite, ce
qui refuse de boire quand le corps à soif, ce qui refuse de prendre
quand le corps désire, ce qui refuse d'abandonner quand le corps a
horreur. Ces refus sont des faits de l'homme. Le total refus est la
sainteté ; l'examen avant de suivre est la sagesse ; et cette force de
refus, c'est l'âme. Le fou n'a aucune force de refus; il n'a plus
d'âme. On dit aussi qu'il n'a plus de conscience, et c'est vrai. (...)
On ne prend conscience que par opposition de soi à soi. . Ce beau mot
ne désigne nullement un être, mais toujours une action." (Alain) >
dossier |
Amitié
& Tendresse
Dans Les origines de l'amour et de
la haine (1935), le psychiatre Suttie relevait un véritable et
indubitable « tabou de la tendresse ». Chacun peut voir en effet qu'on
n'accepte les manifestations de la tendresse qu'entre parents et
enfants ou bien entre amoureux. En tout autre occasion, le geste
tendre paraît plus inconcevable et déplacé que bien des manifestations
grivoises ou obscènes. Pourquoi prendre la main, effleurer la joue,
toucher les cheveux de l'autre sont-ils des actes si difficiles et
quasiment impossibles à assumer spontanément ?
Y aurait-il donc un tabou de la tendresse plus coriace, plus originel
encore que celui de la sexualité ? Freud considérait la tendresse
comme un élément de la vie sexuelle en général, l'un des deux courants
de la «psychosexualité»... (>
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